Les violences contre les femmes c’est aussi ça!

o-VIOLENCE-AGAINST-WOMEN-facebookLes violences contre la femme, c’est peut-être l’image du grincheux barbu aux horizons limités, qui ne manque pas une occasion pour maltraiter sa femme; ou le fondamentaliste crispé à la vision restreinte de la gent féminine et qui s’emballe à la vue de femmes aux attitudes pas très conformes. Dans les médias nationaux et internationaux, la violence contre les femmes est souvent liée directement ou indirectement à l’Islam. Mais lancer un regard au delà de ces stéréotypes médiatiques permet de constater que la violence contre les femmes est souvent le résultat de faits politico-sociaux qui n’ont pas nécessairement de lien avec l’Islam ou le fondamentalisme musulman.

La violence contre les femmes, c’est aussi le mari soûlard qui, en rentrant chez lui tard dans la nuit, se déchaîne sur sa femme pour un oui ou pour un non. C’est le macho qui, en manque de confiance, ne trouve pas mieux que de taper sur sa femme ou sa sœur pour affirmer sa masculinité. C’est le frustré sexuel devant une femme qui lui est interdite, pense qu’elle est un objet de désir qui lui revient de droit.

C’est aussi les bousculades dans les transports publics auxquels les femmes sont soumises quotidiennement sans que l’état, ni la société ne fassent quoi que ce soit autre que de leur signifier de mieux rester chez elles. C’est les queues d’attente interminables au milieu desquelles elles subissent toutes les perversions et les humiliations possibles.

C’est le manque de sécurité dans les espaces publiques. En fait, c’est le manque d’espaces publiques adéquats pour les femmes, tout court: dans les marchés, les centres commerciaux, les administrations, les espaces de loisir, les salles de cinéma, les parcs d’attraction, les salles de gym, les salles de prière, les facilités sportives, …etc.

C’est surtout les lieux de travail où on n’arrête pas de leur rappeler leur vraie place vis à vis des hommes. C’est les abus de pouvoir des patrons, les harcèlements sexuels des collègues, les injustices catégorielles, les pressions professionnelles.

C’est les mécanismes politico-sociaux qui poussent les jeunes filles d’aujourd’hui à alimenter les réseaux de prostitution qui frappent nos cités et nos campus universitaires sans que l’état ne fasse quoi que ce soit pour endiguer se fléau.

C’est les parlementaires qui expliquent ces violences par le fait de la femme elle-même. C’est aussi les lois professionnelles qui forcent les femmes à enlever leurs voile.

Oui, la femme algérienne est notre honneur. Sauver notre honneur commence par stopper la violence contre la femme.

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